Qualité de l’air en 2015

Qualité de l’air en 2015

Quel air avons-nous respiré dans le VAR en 2015 ?

Selon le bilan AIR PACA, la qualité de l’air a été bonne seulement 50% de l’année dans l’agglomération de Toulon et moyenne à médiocre 50 % du temps.

Sur le centre de l’agglomération toulonnaise, les niveaux en particules plus élevés ont été à l’origine de 14 jours d’indices médiocres et 4 mauvais. Les émissions locales du trafic et du chauffage, associées à une situation météorologique de forte stabilité ont accentué l’accumulation des particules dans l’atmosphère.

3 épisodes de pic de pollution aux particules en décembre 2016 sur l’agglo de TOULON

Source airpaca : www.airpaca.org

Quels polluants

Ozone : hausse de la pollution chronique estivale avec dépassement de la valeur cible dans le Var : 760 000 personnes exposées soit 74 % de la population du département. 8 épisodes de pollution. Cette pollution met plusieurs jours à se disperser. Importante à la Ste Baume par exemple.

Concernant l’Ozone, la Valeur Cible pour la santé est dépassée sur la quasi-totalité du Var. Les zones les plus touchées sont La Sainte Baume (100 jours de pollution chronique) et Brignoles. 83% de la population est touchée par cette pollution chronique.

Particules fines : la pollution moyenne sur l’année, dite chronique, respecte les valeurs réglementaires européennes mais 82 % de la population du Var restent dans une zone supérieure à la ligne directrice de l’OMS qui constitue l’objectif à atteindre. 5 jours d’exposition aux PM. Des actions restent à mener pour l’atteindre sur le département.

Da                             Dans le Var, le secteur résidentiel-tertiaire est le principal émetteur de particules PM10 avec 36 %, suivi par le secteur transport routier (34 %) et le secteur industrie et traitement des déchets (14 %).

A savoir que la valeur limite journalière de 50 μg /m3 est régulièrement dépassée notamment en situation trafic et urbaine. (Bd Strasbourg, av République, Rd point Bir Hakeim..)

La Station de Chalucet ( surveillance des PM2.5) arrêtée depuis 2ans n’a pas permis des relevés en 2015 et 1206. Elle a enfin été remplacée en 2016 par une station à Claret plus à l’écart des axes principaux de circulation. (sera moins représentative de la pollution trafic pour les PM 2.5)

La station Arsenal a connu nombreux dysfonctionnements perturbant le recueil de données en 2015.

Dioxyde d’azote : 6 000 personnes, soit 0.6% des habitants du Var, exposées à proximité des grands axes routiers. Les taux sont légèrement supérieurs à 2014.

La circulation routière dans le VAR reste une source prépondérante des 2 principaux polluants primaires avec une part de 79 % dans les émissions d’oxyde d’azote et plus de 35 % pour les particules fines et ultra fines. Le Var a connu 20 procédures d’information et recommandations  préfectorales.

Et le long des axes routiers en zone trafic, les taux de polluants sont constamment au dessus des Valeurs Cibles OMS pour la santé.

 

 

 

Observation pour l’enquête publique du PDU

L’association TVD observe que les mesures prises dans ce PDU paraissent très insuffisantes pour améliorer la qualité de l’air.

  • Le nombre de voies voitures n’a pas été réduit Le PDU prévoit une baisse du pourcentage voitures mais le nombre réel risque fort d’être plus élevé.
  • L’objectif de 3% de vélos est très insuffisant et plus faible que dans toutes les villes de même strate ; il n’est pas prévu de créer un véritable réseau de pistes cyclables pour les déplacements sécurisés ;
  • La motorisation choisie (diesel, probablement) des futurs TCSP à cadence élevée, risque de générer autant voire plus de pollution qu’actuellement. Les vitesses lentes des bus en centre-ville favorisant la formation de composés néfastes pour la santé avec dépassement des normes pour le toluène et le xylène. Le trafic densifié en bus, les hauts murs des bâtiments contribuent également à cette pollution.
  • A l’est de Toulon, la création d’une 3e voie sur l’autoroute A 57, risque d’avoir un effet d’amplification du trafic routier. Cet effet est reconnu dans les études ad hoc. Avec les mêmes conséquences néfastes sur la qualité de l’air. Bouchons dans le tunnel, 110 000 véhicules /j
  • Les citoyens toulonnais n’ont pas à leur disposition une cartothèque quotidienne permettant de s’informer précisément sur les niveaux de pollution dans leur rue ou leur quartier. Ce qui constitue un déficit d’information particulièrement gênant pour les centres hospitaliers, les écoles, les personnes à risque…. Ces cartothèques existent pour Aix ou Marseille par exemple.

Vincente Chastel, 20  janvier 2017

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